La situation économique que nous connaissons aujourd’hui était prévisible avant l’été. Le SNPI n’avait pas manqué d’alerter le Ministère du Logement sur ce qui allait arriver et qui hélas s’est confirmé dès septembre. Le SNPI est également la seule organisation patronale de l’immobilier à avoir refusé de signer, dès le mois de mai :
• l’avenant N°39 sur les salaires de la convention collective, jugeant
l’augmentation déraisonnable dans un contexte très défavorable,
• L’avenant N°40 sur le salaire minimum du collaborateur VRP.
La crise mondiale de la finance a des effets directs sur la capacité des banques à financer les projets immobiliers des acquéreurs et bien entendu, la France ne fait pas exception à
Les critères d’accès au crédit ont changé : plus de prêt à 100%, plus de crédit-relais... Il faudra bien expliquer aux vendeurs que ce n’est pas la valeur de leurs biens qui a fondu comme neige au soleil, mais que s’ils veulent vendre il faudra passer par le douloureux réalisme de la loi de l’offre et de
Dans ce contexte, on peut imaginer une baisse des prix au cas par cas et dans des proportions inégales en fonction des contextes particuliers.
Certains essaient de nous faire croire que c’est un nouveau cycle de l’immobilier qui s’ouvre, que la situation actuelle est la conséquence de prix élevés, de la hausse des taux... Ce sont des éléments, bien entendu à prendre en compte, mais la raison évidente et constatable est l’incapacité des banques à répondre aux demandes de financement des acquisitions. Elles ne font pas leur boulot !
L’intervention directe des Etats dans les établissements financiers en difficultés poussera, je l’espère, ces mêmes Etats par l’intermédiaire des Gouvernements respectifs à imposer une rigueur et à veiller à ce que les banques jouent enfin leur rôle de banquier… et uniquement de banquier.
Le moment approche où il nous sera donné de constater que les investissements des banques françaises dans le rachat de franchises immobilières, d’importantes entreprises de gestion ou bien d’agences indépendantes se traduira également par des pertes. Les banquiers sont tout sauf des chefs d’entreprises dans l’intermédiation et la gestion immobilière.
Ce constat passé, il nous faut regarder l’avenir avec sérénité et confiance. On peut douter de bien des choses, mais pas de la capacité des financiers à faire repartir
Les plus anciens d’entre vous se souviennent de 1981 mais aussi de 1991. Ils sont encore là pour en parler. Les plus jeunes devront apprendre et garder en mémoire que le métier de la transaction est parfois confronté à des éléments extérieurs dont les répercussions sont directement ressenties dans leurs activités.
Le SNPI est toujours présent, à vos côtés, dans les moments plus critiques et demeure, bien entendu, à votre écoute.
Alain DUFFOUX
Président du SNPI.